
Guy Georges
Un tueur, une traque… et une époque où la police n’avait pas encore Google. Spoiler : ça a pris du temps.
Profil de l'individus
Guy Georges, né en 1962 à Vitry-le-François, commence sa vie avec un mode “difficulté maximale” activé : mère absente, enfance chaotique, placement en foyer, puis adoption… mais sans le "happy ending"
Dès son plus jeune âge, il excelle à faire peur… pas a base de "BOUH" mais surtout en étranglant ses sœurs adoptives, On pourrait peut-être appeler ça de l’affection, seulement si l’affection impliquait des étranglements. Score final: Famille : 0, Guy :1.
Les psys, eux, n’ont pas mis longtemps à trancher : psychopathe, narcissique, zéro empathie, zéro remords. En gros, le combo gagnant pour devenir tout sauf... une bonne figure paternel.
Le plus étonnant ? Son sens de l’autodiagnostic. En prison, il avouera qu’il se sent mieux enfermé, parce que dehors, il serait un danger( mais non jure !) .Au moins, il a le sens des réalités : pas fréquent chez les tueurs, mais bon, on lui donne quand meme un point bonus




Mise en contexte
Années 90, Paris. L’époque où tout le monde se bat pour un Nokia 3310, mais où la police, elle, en est encore à chercher les tueurs avec un stylo Bic et un annuaire papier.
Dans les arrondissements de l’Est, des femmes sont agressées, violées, assassinées. Les enquêtes se multiplient, mais les liens entre les affaires ? Nada.
Chacun bosse dans son coin, et les indices voyagent plus vite dans les rumeurs de café que dans leurs mains.
Résultat : Guy Georges joue à cache-cache avec la justice pendant six ans, et gagne haut la main.
Il faudra attendre 1997 et la généralisation de l’ADN pour que les enquêteurs réalisent que… oh surprise, toutes ces affaires sont liées !
...Un peu tard, certes, mais on salue l’effort : mieux vaut six ans que jamais.
les faits
Entre 1991 et 1997, Guy Georges enchaîne les crimes avec une régularité d'un salarié modèle, mais dans une branche légèrement illégale.
Au compteur sept meurtres confirmés, tous précédés de viols ou d’agressions sexuelles.
Son mode opératoire ? Repérage, attaque, strangulation ou arme blanche. Simple, efficace, sinistre
La première victime connue, Pascale Escarfail, en 1991. La dernière, Estelle Magnac, en 1997, le « Tinder du meurtre », sauf qu’il s’est visiblement trompé d’amour.
Entre les deux, il perfectionne ses « techniques » : il apprend à effacer ses traces, à semer la police... qui, rappelons-le, ne communiquait pas entre arrondissements (un peu comme un couple en pleine crise). À ce stade, l’organisation policière aurait mérité un César… du "pire service de l’année".
Pendant ce temps, Guy Georges, lui, continue tranquillement son “œuvre”, pendant que les preuves s’entassent dans des tiroirs, sympa..


Finalement arrêté en 1998 grâce à l’ADN (le héros discret de cette histoire), il finit par passer aux aveux. Son procès, en 2001, c’est l’événement de l’année : caméras, journalistes, curieux… bref, un film d’horreur, sauf que là, pas d’acteurs tout est vrai.
Verdict : réclusion criminelle à perpétuité, avec 22 ans de sûreté. Autrement dit, un séjour tout compris, sans date de retour, pratique il aura pas besoin de passeport.
Les psychiatres, eux, n’ont pas cherché midi à quatorze heures : pour eux, Guy Georges, est simplement irrécupérable, icurable, et surtout pas recyclable. C’est plutôt le genre d’élève qui finit toujours au fond de la classe… et dans son cas, au fond de la prison, version perpétuité ( bien fait haha)
Aucun film hollywoodien à prévoir :
pas de réinsertion, pas de miracle, pas de “deuxième chance”...
...Juste une certitude froide : ce type ne doit plus jamais recroiser un trottoir, ET SURTOUT PAS UNE FEMME !
Mais alors, est-ce que l’affaire a au moins servi à quelque chose ? Eh bien oui.
"Grâce" à lui la France s’est rendu compte qu’enquêter avec des archives papier, des classeurs bancals et des procédures des années 70, c’était… disons, pas très pratique.
en savoir plus :
Oui, c’est glauque. Oui, c’est fascinant. Oui oui tu vas regarder cette vidéo !

